AOC Bandol

AOC Bandol

Par Virginie FAURE

Dégustation de Bandol Tempier

Dégustation du Bandol Tempier

Qui dit Bandol suggère le Mourvèdre, qui dit Mourvèdre évoque l’AOC Bandol…
Ces 2 mots, bien que très liés depuis quelques décennies, ne l’ont pas toujours été. Suite à l’invasion du phylloxéra en France, le Mourvèdre n’a été réimplanté que petit à petit grâce à la passion et à la persévérance de certains hommes, notamment de Lucien Peyraud qui s’installa au Domaine Tempier à Bandol en 1940.

L’objectif était simple : faire entrer dans la composition des vins de Bandol une part plus importante de Mourvèdre dans le but d’élever ces derniers au rang des grands vins de Bordeaux, de Bourgogne, ou encore des vins de la Vallée du Rhône Nord.
Désormais le Mourvèdre n’est plus un cépage d’appoint et il a prouvé, malgré son fort caractère, qu’il s’épanouit lorsqu’il a les pieds dans l’eau et la tête au soleil… le terroir de Bandol lui convient à merveille !

Lucien Peyraud et ses fils, Jean-Marie et François, ont contribué à la belle réputation des vins de Bandol. Depuis 10 ans maintenant, Daniel Ravier, Ingénieur Agronome a pris les rênes du domaine sous la houlette de la fratrie Peyraud.

La particularité du domaine Tempier, qui compte aujourd’hui 37 hectares, est de présenter plusieurs cuvées qui permettent, chacune, de retranscrire un terroir spécifique sur les rouges : Migoua, Tourtine, Cabassaou. Hormis la cuvée La Migoua qui présente juste un peu plus de 50% de Mourvèdre, Tempier affirme son attachement à ce cépage puisqu’il entre en compte pour plus de 70% dans chacune des autres cuvées de la maison.

En janvier 2011 j’ai eu l’occasion de faire un petit tour dans ce Domaine suivi d’une belle dégustation, notamment sur le millésime 2008 : d’une manière générale, le contexte climatique est un peu décousu avec un hiver long et froid marqué par des gelées. Quelques pluies marquent le début du printemps et un radoucissement des températures. On revient à la sécheresse dès la fin du printemps et le début de l’été. Puis surviennent des journées et des nuits fraîches qui entraînent des blocages dans les maturités…
On note une grande diversité d’une parcelle à l’autre, d’un domaine à l’autre.
Au Domaine Tempier le millésime 2008 a produit des petits rendements : 25 hectolitres par hectare.

Vous pouvez retrouver mes commentaires des cuvées suivantes sur le site www.vcommevin.com :

Cuvée classique 2008
Tourtine 2008
Migoua 2008